Le lancement officiel de la 2ème promotion des enseignants volontaires de français envoyés par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
"Le multilinguisme n'est pas une option mais l'un des besoins pour chaque pays qui a besoin d'un développement rapide et durable.» a déclaré Monsieur Le Secrétaire d'Etat au Ministère de l'Education, Honorable Gaspard Twagirayezu lors du lancement officiel de la 2ème promotion des enseignants volontaires de français envoyés par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Dans le cadre de la coopération entre l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et le Gouvernement du Rwanda, un projet d’appui à l’amélioration qualitative de l’enseignement du français au Rwanda est entrepris. L’organisation Internationale de la Francophonie a la bonne volonté d’apporter son soutien financier et technique au renforcement de l’enseignement du français dans les écoles aussi bien primaires que secondaires à travers la mobilité et le placement des enseignants-tuteurs/mentors dans les établissements scolaires locaux.
Après presque deux ans de phase pilote dans 22 écoles secondaires, le projet va s’étendre dans 45 écoles primaires et secondaires ainsi que les écoles de formation de futurs enseignants (TTCs). La délégation de l’OIF etait composée de trois membres très dédiés dans le projet de mobilité des enseignants et enseignantes au Rwanda.
Après le recrutement de 45 enseignants volontaires, L’Organe Rwandais de l’Education de Base (REB) en collaboration avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a préparé une semaine d’orientation de ces enseignants volontaires afin de leur donner différentes informations concernant le projet de mobilité des enseignants au Rwanda ainsi que leur mission dans les écoles du Rwanda.
Ces enseignants volontaires recrutés par l’OIF en collaboration avec le REB seront basés, chacun ou chacune dans une école de formation des enseignants, dans les écoles primaires ainsi que dans les écoles secondaires. ils travailleront en même temps comme formateur et enseignant. Le niveau d’intervention choisi est l’école, cela implique que quand les enseignants locaux seront à la hauteur de bien enseigner le français, l’effet positif s’orienterait directement aux élèves.
Monsieur Le Secrétaire d'État chargé de l'Enseignement Primaire et Secondaire au Ministère de l'Éducation, Honorable Twagirayezu Gaspard, a souligné que les enseignants devaient apporter une contribution de haut niveau qui rendrait le français comme une langue plus parlée dans nos écoles.
Il a ajouté que connaître la deuxième ou la troisième langue pour les Rwandais est une grande opportunité au moment où le monde se développe à tous les niveaux et que le Rwanda devient de plus en plus interconnecté avec les autres pays régionaux et internationaux.
"Pour que cette connexion réussie, cela doit passer par l'utilisation efficace des langues étrangères", a-t-il enfin déclaré. Le multilinguisme n'est pas une option mais l'un des besoins pour chaque pays qui a besoin d'un développement rapide et durable. »
Le chef du Département chargé de dévelopment et de la gestion des enseignants au REB, Monsieur Léon N. Mugenzi, a déclaré que parmi les enseignants de français , il y a ceux qui ne sont pas très forts dans cette langue et par conséquent ces enseignants ont une mission de les accompagner de façon à ce qu'ils améliorent leur niveau de connaissance.
Dans les écoles primaires publiques, le français est enseigné depuis la quatrième année, mais il est prévu qu'il soit enseigné au début de la première année primaire.
Le français comme matière sera aussi ajouté sur la liste des examens nationaux que les élèves doivent passer, a souligné Monsieur Léon N. Mugenzi.
Selon lui: “Toute matière enseignée doit faire l’objet d’un exam national. Car, parfois, lorsque les élèves, savent que ils ne seront pas examinés dans une matière quelconque, ils ne font jamais un effort de se concentrer sur cette matière . C’est donc l'une des stratégies qui va être utilisée pour renforcer l’enseignment du français dans nos écoles.”


